Pousse lente / contrôlée / bloquée et évolution du levain

les étapes, les définitions, les difficultés
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Hervé
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Résumé de ma façon (actuelle) de boulanger :
- Levain sorti du frigo (méthode Wildrid sur levain plutôt dur, consistance ferme type pâte à pain – hydratation de l’ordre de 50 % - rafraichi en 1 : 3 par rapport à la farine – durée 8 à 12 h – approximativement x2,5 estimé fonction taille de la boule).
- Second rafraichi idem (dur – hydratation 50 % environ – proportion 1 : 3 par rapport à la farine) durée 6 à 8 h pour x2 mini
- Boulange sans pétrissage (350-400 g de T 65 + 150-100 g de T 150 + 180 g levain) ;
- Pousse 2 h. max (avec rabats) puis frigo pour 12-24 h. – éventuellement cave à vin 12° 6-8 h si pâte ne doublant pas au frigo ;
- Pliage et découpe (deux morceaux dont un en boite et frigo)
- Façonnage – apprêt 1 h. 30 ;
- Cuisson 35 mn – 40 mn enfournement pierre entre 250° et 260°. A la fin de la cuisson pierre à 220°-230° (190°-200° sous le pain) ;
- Seconde fournée avec la boite mise au frigo entre 48 et 72 h. après ;
- Façonnage – apprêt 30 mn ;
- Cuisson du second pain

Avantage de cette méthode :
1/ Pas de KA ou autre robot et pas envie de pétrir 3 plombes……je remplace donc le pétrissage par une pousse lente au frigo ;
2/ Permet de ralentir (allonger) la pousse avec une meilleure tolérance de la pâte aux écarts de temps (impossible de se tromper d’1/4 d’h. à 35°, mais j’ai constaté une tolérance de plusieurs jours possible à T° de 4°) ;
3/ Possibilité de boulange le WE et de cuisson rapide en semaine (entre 30 mn et 1 h 30 d’apprêt + 35-40 mn de cuisson) ;
4/ Développement des arômes par la pousse lente.

Inconvénients :
1/ Obligation de « prévoir » et « planifier » à long terme (enfin long…façon de parler) ;
2/ Risque de « trop tarder »………alors là, la pâte se sauve et on fait des galettes ! ;


Plusieurs fois, pour des raisons de d’indisponibilité, j’ai remplacé une partie des 2 h. de pousse avant frigo par 6 à 8 h. de pousse en cave à vin à 15°. Parfois, j’ai remplacé l’apprêt par 6 à 8 heures en cave à vin à 15° (ou 12° en fonction de ce que je « sentais » de l’évolution de la pâte…)

En fait, je joue sur la température (tant en pousse qu’en apprêt) permettant d’arriver à peu près à l’heure de cuisson voulue….(sachant que j’effectue en général la cuisson le matin avant de partir travailler, permettant au pain de refroidir gentiment).

Mes questions :
1/ Avez-vous essayé ce type de boulange (avec de long temps de pousse ou d’apprêt) et quels soucis, problèmes avez-vous rencontré ? Parce que visiblement, ma façon de procéder en pousse lente (ou bloquée) est un peu différente des méthodes énoncées sur le forum….
2/ Je suis passé d’une méthode Wildrid avec un levain 1 : 1 et 100 % hydratation à un levain dur car il me semblait manquer de goût. Avez-vous constaté la même chose ? J’ai cru voir un post de Thierry ( ?) à ce sujet mais je ne le retrouve pas…était-ce sur le forum ? sur boulangerie.net ?
Du coup, je suis passé à un levain plus dur en 1 : 3 pour retrouver un peu d’acidité perdue !
Bientôt, je vais ressortir mon levain du frigo ! Marie-Claire ! Revenez-nous !..... ;)
en fait, j’ai tué trop de levain en dehors du frigo…….mais c’étaient des levains liquide en 1 : 1 farine et mini 80 % d’hydratation…alors peut-être vais-je réessayer…….va falloir que je vois comment pratique Marie-Claire !
3/ Je cherche à avoir un peu plus de goût dans mes pains (et même un peu + d’acidité). L’utilisation du frigo et de la chambre de pousse développe les arômes, mais j’en voudrais un peu plus, c’est pourquoi mon levain est repassé en dur et nourri en 1 : 3 avec durée de 8 h au moins. Est-ce suffisant ? (je n’ai pas d’étuve….pour le moment….mais peut-être vais-je en bricoler une ?)

Enfin, j’avais (en juillet et avant), une bonne odeur de pain au levain dans l’appart lors de la cuisson et j’étais assez satisfait…..j’ai dû changer qque chose depuis le retour des vacances (où j’ai fait du pain « cocotte » car pas de four correct à dispo) et j’ai perdu cette odeur lors de la cuisson….le pain a du goût, certe mais il me semble manquer qque chose….

J’ai également relevé le taux de sel : 9 g pour 500 g de farine hors levain (avant j’étais à 8 g pour cause de tension élevée….qui est meilleure en ce moment alors hop, 1 g de +)....le paradoxe risquant d'être que plus le taux de sel est faible, plus il faut dévelloper le goût du levain....mais moins il y a de sel, moins le levain sera puissant....mais peut-être est-ce que je me trompe !
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mireille
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Non,perso, je n'ai jamais boulangé sans pétrissage. Je ne possède pas de cave à vin, non plus. Juste un frigo pour la pousse lente.

Pour le levain, j'ai mis en route 2 levains . Le premier était en 1/1. Il a été au frigo et hors.Je rafraîchissais essentiellement avec la 65.
Le deuxième a été mis en route exactement comme celui de Marie-Claire. Je l'ai gardé dur. Je me suis calquée sur sa manière de faire et de procéder. Il n'a pas connu le frigo jusqu'au moment de l'été. Je l'ai déjà écrit; à chaque été et pour des raisons inconnues : le levain se dégrade. Donc, la décision du frigo s'est imposée.
Parallèlement, les expériences du levain champenois ont pris le dessus. Actuellement, je travaille surtout comme toi en Wilfrid mais j'ai des réserves en 1/1 avec de la 68% (l'artisanale du 65) et du levain à 75% que je rafraîchis selon mes besoins en 68 ou en bise ou 68/seigle. Toujours selon mes envies de pains complets, je passe d'un % à un autre. J'aime comme Marie-Claire, le levain et la pâte finale avec la même hydratation.

Je rafraîchis comme elle : en plusieurs fois la quantité dont j'ai besoin et ma cadence est souvent de 12h entre sauf le dernier. J'ai d'excellents résultats. Quand le pain cuit, cette bonne odeur de pain au levain est bien présente.

Pour les temps de pointage et d'apprêt : oui j'ai essayé des temps courts pour le pointage et un apprêt long : comme MC et là je me suis plantée. Par 3x, juste une fondue au fromage ....poubelle.

Donc soit si j'ai le temps, je laisse le pointage se faire à son rythme ou bien je choisis le frigo. L'apprêt est toujours d'1h30 en général.

Si tu veux des goûts plus prononcés, tu dois employer des farines plus fortes et faire du dur ou semi et le laisser en dehors. Je ne fais jamais du pain blanc mais des brioches, cramique, etc..oui.
Marche avec des sandales jusqu'à ce que la sagesse te procure des souliers.
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Marie-Claire
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Quels sont les symptômes qui vous font dire que votre levain se dégrade hors du frigo ?
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mireille
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En été, je précise et une atmosphère lourde, très humide, tout colle.
En premier, le rafraîchi ne se faisait pas ou à peine. Immédiatement, une peau épaisse s'installait, il sentait le fromage. J'avais beau enlever, çà recommençait. A l'époque, j'ai essayé de mélanger et de rafraîchir et d'occulter mais le rafraîchi ne se faisait même pas.
Dès que la température redevenait normal, le levain aussi.

Par contre, même avec ce genre de phénomène, le levain sortant du frigo auquel je fais les rafraîchis nécessaires pour panifier, se font à température ambiante bien entendu et là tout fonctionne.

La seule chose qui diffère c'est que l'été la porte de ma cuisine est toujours ouverte et l'hiver pas.
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Hervé a écrit :
J’ai également relevé le taux de sel : 9 g pour 500 g de farine hors levain (avant j’étais à 8 g pour cause de tension élevée….qui est meilleure en ce moment alors hop, 1 g de +)....le paradoxe risquant d'être que plus le taux de sel est faible, plus il faut dévelloper le goût du levain....mais moins il y a de sel, moins le levain sera puissant....mais peut-être est-ce que je me trompe !
c'est pas tout a fait ca : plus il y a de sel et moins les ferments sont actifs, mais le sel aide aussi a ce que les pates tres hydratées se tiennent mieux (en captant une partie de l'eau et en renforcant le gluten).

Comme tu le dis moins il y a de sel plus le gout du pain semblera neutre, c'est pour ca le pain au levain supporte mieux une diminution du taux de sel vu qu'il a plus de gout a la base. En levure baisser le sel pénalise beaucoups plus le gout du pain blanc.
Perso comme toi en levain je suis a 18g par kg de farine T65, je trouve que c'est un bon compromis gout / texture de pate...




pour en revenir a ta facon de panifier, il me semble que c'est la recette du pain sans pétrissage tres courrue en amérique du Nord.
J'ai en effet essayé ca aussi mais c'était il y a si longtemps que je ne me souviens plus trop de ce que ca avait donné (en plus il me semble que ce n'était pas avec de la farine blanche a l'époque et ca devait etre en cuisson cocote). Pour tout dire les mangeurs de pain de la famille font pression pour que je reste sur de la baguette en ce moment, donc ya allergie au reste :mrgreen: (quoi que j'ai fait dernierement des petits pains noisettes, raisins et miel sur farine Campagne qui ont fait un hit donc ca sera peut etre le passeport pour laisser un peu tomber la baguette et ré-essayer du pain sans pétrissage :lol:)
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mireille a écrit :En été, je précise et une atmosphère lourde, très humide, tout colle.
En premier, le rafraîchi ne se faisait pas ou à peine. Immédiatement, une peau épaisse s'installait, il sentait le fromage. J'avais beau enlever, çà recommençait. A l'époque, j'ai essayé de mélanger et de rafraîchir et d'occulter mais le rafraîchi ne se faisait même pas.
Dès que la température redevenait normal, le levain aussi.

Par contre, même avec ce genre de phénomène, le levain sortant du frigo auquel je fais les rafraîchis nécessaires pour panifier, se font à température ambiante bien entendu et là tout fonctionne.

La seule chose qui diffère c'est que l'été la porte de ma cuisine est toujours ouverte et l'hiver pas.
Oui chez moi aussi, la porte, et parfois même la fenêtre, est ouverte en été. Mais le levain s'en fiche, il est dans son bocal, lui.
Le rafraîchi ne se faisait pas ? Tu veux dire qu'il ne levait pas ?
La peau, ou la croûte n'est pas du tout un inconvénient, il suffit de l'engloutir dans le levain et de mélanger. Il sera même encore plus actif après.
L'odeur de fromage est au contraire un très bon signe : Il dit qu'il est en pleine forme et qu'il a faim ! Un ou deux bons rafraichis copieux et il repart de plus belle.

Le levain qui sort du frigo doit attendre un moment à température ambiante plus ou moins long pour se réveiller. Le mien à température ambiante été comme hiver, est opérationnel immédiatement, et en permanence.
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Oui, en effet, le rafraîchi ne se faisait pas mais rien. Parfois trois bulles et puis.....rien

J'ai fait ce que tu dis à l'époque; je mélangeais la peau/croûte et çà allait de mal en pis :o Quand je dis le fromage, il faut penser à celui de Herve en Belgique si on connaît. Mais j'ai oublié de dire qu'il y avait une sorte de couche comme on retrouve sur le camembert, blanchâtre. De toutes façons, il ne manquait pas de rafraîchis car j'en faisais régulièrement et il ne faut pas oublier que le rafraîchi ne produisait pas, tout simplement. :roll: C'est pas une fois mais des fois...

Ici, je lance un pavé dans la marre : je me suis toujours demandée si l'air ambiant de ma cuisine n'en était pas la cause. Je m'explique : on a toujours su qu'il ne fallait pas essayer d'entretenir un levain dans une cuisine trop aseptisée et pas avec diffuseurs de ceci et de cela. Or, la porte de ma cuisine donne sur une terrasse qui elle, donne sur plusieurs jardins. J'ai autour de moi deux voisins qui n'arrêtent pas de pulvériser un tas de produits contre les bestioles. Il suffit d'un barbecue et on peut constater que la fumée arrive droit dans notre direction. Donc, je suis obligée de fermer ma porte et donc je me suis demandée si les émanations de ces bombes qui doivent obligatoirement arrivées insidieusement dans ma cuisine n'interfèrent pas. Je me fais un cinéma, sans doute mais je ne comprends pas
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Ah ça c'est très possible ! oui effectivement, les diffuseurs de parfums de synthèses sont très nocifs pour les levains (et pour les humains aussi, d'ailleurs !) alors les pulvérisations d'insecticides, n'en parlons pas !
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Hervé
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Merci de vos réponses : j'ai consulté le forum sur mon tél, mais pas répondu car je préfère taper sur l'ordi que sur le tél. !

A Mireille :

Merci pour les rappels sur la tenue du levain (qui m'avaient un peu échappé en somme !)....du coup, dès vendredi, j'ai changé un des paramètres : la farine ! Et oui, le nez dans le guidon, je n'avais pas vu (imaginé) que nourrir et rafraichir à la T65 pouvait être une des causes de prb de goût sur le levain.

Du coup, j'ai rafraichi en T 110 et j'ai effectué une boulange (toujours sans pétrissage) samedi, dont une cuisson a été réalisée ce matin. Cette fois, l'apprêt (après pliage et façonnage hier soir) a été réalisé cette nuit à T°12 C. Le résultat (visuel) est correct, mais j'étais à la limite de résistance du gluten (pousse 2 h T° ambiante + frigo 36 h. + apprêt 8 h. T° 12° C et 30 mn T° ambiante)....pas fondu au fromage ;) , mais fallait pas insister...du coup, la seconde fournée (au frigo en attente) devra être lancée avec un apprêt réduit !

Pour ce qui est du goût, je pense que çà devrait aller : j'ai pris un petit bout de pâte et là....il est possible que je sois même obligé d'alléger un peu ! je verrais bien ce soir...

A Marie-Claire :

J'ai essayé de comprendre pourquoi mes levains "mourraient" à T° ambiante : en fait, les symptômes étaient une absence d'activité alors qu'ils en avaient une avant.....

Je pense que mes levains n'étaient pas "stabilisé" (levain trop jeune, au sens de nouveau levain encore en cours de démarrage ou plus exactement pas très bien démarré) et j'utilisais de l'eau du robinet (ce que je fais encore, mais avec un levain ayant un peu de bouteille, çà passe !).

Par ailleurs, j'avais une fâcheuse tendance à ne pas rafraichir régulièrement....et ce qui n'est pas trop grave sur un levain en bonne santé devait affaiblir un levain "débutant".

Enfin je travaillais sur des levains liquides (hydratation 100 %) ne supportant pas de ne pas être rafraichis régulièrement....

Du coup, activité nulle.....levain (qui n'en était d'ailleurs peut-être pas un à certain moment) mort.....

Maintenant, j'ai des levains beaucoup plus dur, voire très dur (consistance pâte ferme - hydratation à 50 % environ). J'ai bien retenu le conseil de Mireille, qui procède comme vous : hydratation du levain = hydratation final de la pâte, et je vais essayer dès que possible.

Je vais donc tenir 2 levains pour le moment : un au frigo (sorte de copie de sauvegarde) et un à T° ambiante (j'ai déjà flingué le "T° ambiante".....en oubliant de le recréer lorsque j'ai fait ma ^pâte qui contient des graines, donc non utilisable en levain)

Je vais donc réutiliser une partie du levain frigo et me créer un petit "T° ambiante" bien solide (pour qu'il ne mûrisse pas trop vite...je vous tiendrais au courant !

A Lolounette :

Merci pour les explications sur le sel.....

Pour me refaire la main à la levure (et parce qu'on m'a donné une boite de SAF périmée à fin décembre), j'ai fait des baguettes (boulange samedi soir et cuisson pour moitié dimanche midi) : effectivement, là, le taux de sel de 1,80 % est un peu limite (malgré un peu de goût grâce à la pousse contrôlée à 12°.

Pour ce qui est de la recette du pain sans pétrissage très courue en Amérique du Nord.......je serais tenté de dire non, c'est ma recette.....car je me la suis appropriée, mais en fait, tu as raison, c'est exactement cela (çà vient de là et de ma période "cocotte" également !).....sauf que je ne suis jamais vraiment passé à une méthode avec pétrissage (manuel qui est longue et ne m'intéresse pas ou mécanique qui nécessite un pétrin ou KA ou autres...) et que je me dis aussi que la principale différence entre un boulanger et moi, c'est que moi, j'ai le temps (ce que n'a pas 'aura jamais un boulanger), donc autant mettre à profit ce temps au mieux pour développer les goûts du pain par développement lent.....et moins je pétrie, plus je dois laisser le réseau de gluten se développer et plus les arômes seront importants....

En revanche, pour revenir sur la recette "sans pétrissage chère au Ricains", je dois avouer qu'à l'époque, il était dis (chez Flo de Makanaï je crois : pain en 5 mn par jour) que la pâte pouvait "tenir" au frigo 15 jours : je n'ai jamais réussi plus d'une semaine pour cause de sur-fermentation. J'ai donc adapté cette façon de procéder avec le levain (ce qu'avait également testé Flo) et j'arrive à m'en sortir !

Si qqu'un a des tuyaux, expériences ou connaissances sur ce type de boulange, je suis preneur !

Pour ce qui est des désirs de la famille en opposition avec les objectifs de boulange, je suis (pour le coup) dans le même pétrin que toi :lol: !.....sauf que moi, ce sont mes baguettes à la levure d'hier (dont j'étais très fier) pour lesquelles on m'a fait comprendre que c'était bien, mais que j'avais habitué à mieux ;) .....
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Hervé a écrit : En revanche, pour revenir sur la recette "sans pétrissage chère au Ricains", je dois avouer qu'à l'époque, il était dis (chez Flo de Makanaï je crois : pain en 5 mn par jour) que la pâte pouvait "tenir" au frigo 15 jours : je n'ai jamais réussi plus d'une semaine pour cause de sur-fermentation. J'ai donc adapté cette façon de procéder avec le levain (ce qu'avait également testé Flo) et j'arrive à m'en sortir !
sauf qu'aux US ils font ça à la levure si je me souviens bien, et le pouvoir protéolytique de cette dernière n'a rien à voir avec celui d'un levain qui lui s'attaque allégrement au gluten avec le temps !
Je n'ai pas non plus essayé de conserver de la pâte "a l'américaine" 15 jours au frigo mais c'est clair qu'une pâte levurée tiendra bien plus longtemps qu'une pâte au levain (je parle ici pour boulanger directement avec, en ce qui concerne une conservation de levain dur ou de pâte fermentée c'est différent puisqu'on remet de la farine fraiche avant de panifier)...


en tous cas tu m'as donné envie d'essayer le pointage retardé (voir quasiment bloqué dans mon cas) donc j'ai fait mes traditionnelles baguettes sur 2 jours avec une nuit au frigo: très intéressant résultat je dois dire avec une toute nouvelle palette d'aromes, il va falloir fouiller sérieusement cette piste ! :)
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