Marie-Claire a écrit :N'oubliez pas qu'il faut répéter l'expérience 3 fois à l'identique, pour que ce soit validé scientifiquement. Sinon, le résultat peut très bien être un hasard.
Je fais des expériences la dessus depuis le mois de novembre : les "3" sont explosés depuis longtemps
Marie-Claire a écrit :J'ai une question : quel est l'intérêt de faire un pain au levain qui ressemble par l'aspect et le goût à un pain à la levure ?
Ah ? vous ne lisez pas ? je me cite donc du message précédent :
Les différences odeur/saveur/mie ne permettent évidemment pas la confusion
En fait, cette méthode se voulait au départ juste un moyen reproductible pour obtenir une longue conservation au froid positif : sous atmosphère normale, avec le dessèchement du au froid et l'oxydation du au contact avec l'air, les résultats pouvaient être incertains et il fallait quelques précautions pour arriver a mon record : 6 semaines - avec doublement au premier rafraichi et triplement au second. (avec une farine de rafraîchi qui m'avait toujours donné des triplements)
Ici, ma réflexion concernait des levains qui ont été "élevé" avec cette méthode et qui à ma grande surprise ont pris de la force comme jamais cela eut été possible en rafraichis successifs à température ambiante (classiquement quoi) : Si avec certaines farines, j'arrivais au triplement, avec ma farine de panification jamais je n'avais dépassé 2.1 ou 2.2 avec ces levains "témoin", la, c'est passé à 3, en utilisation directe, même après une semaine de conservation. Cela concerne (la ressemblance) donc la pousse en rafraîchi, mais aussi la pousse de four et la consistance au façonnage, plus ferme : j'en ai conclu que puisque cela se rapprochait de la levure sur ces points la, le rapport levure/bactérie était peut être plus important dans ce type de levain. D'ailleurs le formateur en levain dont je parlais plus haut essayait de pratiquer dans des sacs plastiques (pas de contact avec l'air) pour adoucir ses levains.
On peut évidemment, j'en ai parlé, redonner de l'acidité a ses levains : il suffit de le rafraichir une fois en levain dur, au max de pousse a température ambiante, plus celle-ci sera fraiche, plus ce sera long, plus ce sera acide, rien de nouveau sous le soleil (et même sous la neige): on rebooste a ce moment le rapport bactérie/levure (l'inverse) mais est-ce que beaucoup recherchent cela ? (sauf en Seigle ou je ne procederai pas autrement)
L'idée de départ venait d'une observation d'un levain transporté en métropole qui s'était sauvé du bocal au bout de 3 jours, à l'ouverture (j'ai failli en recevoir dans l'oeil) et qui était... doux (déjà)
Puis j'ai appellé ça "Méthode Champenoise" Marc Dewalque, la référence sur BN, m'apprend que le champagne a été inventé après une observation : au froid la fermentation cesse dans les bouteille et les levures passent tout l'hiver tranquillement et au printemps, retrouvent leur activité, pour donner une seconde fermentation et le vin mousseux que l'on connait. Aujourd'hui, on ouvre et on ajoute une liqueur pour provoquer à la demande cette deuxieme fermentation, en la contrôlant. Il est question que je me rapproche d'oenologues pour comprendre ce qu'il peut se passer lorsque la PpCO2 augmente...
D'un autre côté le simple paramètre "a l'abris de l'air" est déjà pertinent, sinon, mes levains qui fuient ne donneraient pas ce résultat.
A vrai dire, j'ai été précédé par Wilfrid A , modérateur animateur du forum BN qui pratique des rotations d'un mois sur deux bocaux "de secours", en alternance: (2 mois de conservation), apparemment fermés (je lui ai écrit mais on ne le voit plus trop en ce moment...) et la description de son levain dans ces conditions ressemble à ce que j'ai observé sur les pots qui ont fuit : sur la durée (quelques jours) ça gonfle, il ya de grosses bulles qui se forment, ça fuit, puis ça redescend, le résultat est ferme et immédiatement utilisable : voici une photo d'une sortie de four (ce soir) fait avec un tel levain 'fuyant' :
petits pains au levain 'direct' (5j) 50gr de farine chaque, pointage 3h, appret 1h20 (température réunionnaise de saison : 27°sous la pluie)
Les prochaines étapes de recherche sont la sortie d'un pot à 40 jours et la panification direct à 20... ainsi, quand j'aurai trouvé le contenant qui résiste, la conservation à température ambiante.
nou ar'trouve (comme on dit en créole)
